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Le port d'attache de Sérénade se trouve dans le Cotentin, pas aux Antilles ... Il faut donc ramener le jouet au pays. Ce sera bientôt chose faite. Pour la traversée retour, l'équipage est constitué de trois Cotentinois : Edouard Pinta (dit "Doudou"), Denis Hébert (dit "Schram"), Félix Mazereau (dit "Féfé").
Sauf obstacle météo vraiment mal placé, le trajet retour passe par Horta et son café "Peter" - o melhor bar do mundo para iatistas - , sur l'île de Faial, archipel des Açores. Un gros 2250 milles pour commencer (2176 milles par l'orthodromie, comme si on pouvait y aller tout droit). Une quinzaine de jours en mer ? Puis ce sera Horta-Carteret, 1350 milles pour finir.
Voici les échos du retour (la page est à lire de bas en haut ou de haut en bas, comme vous voulez).
 
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Le vent tourne progressivement à droite. Du coup, on peut sortir les voiles de vent portant. Le gennaker pour commencer. A 10H30 TU, c'est chose faite : "Sous gennak depuis 15 mn, vitesse 7 kt". Et à 12h00 TU, encore mieux : "Depuis 36 heures on a mis du charbon dans la machine, les vents ont tourné peu à peu à droite, ce qui nous a permis d'ouvrir un peu et donc d'accélérer. Le bateau glissait sans taper. Ce matin nouvel épisode, le génois est roulé, nous avons sorti le gennaker qui mourait d'ennui dans la soute à voiles. Changement de décor, nouvelle accélération, le bateau s'applatit et les fesses commencent à ressentir cette douce vibration tant aimée. Nous filons entre 8 et 10 kt, que du bonheur !"
Position à 12 h00 TU : 33.58 N et 50.56 W, pression 1030, vent 15 Kt du 140, route au 40.
C'est aujourd'hui dimanche qu'aura été parcourue la moitié de la route. Cela va être l'occasion de déboucher la seule bouteille de vin du bord.
Confirmation vers 18h00 TU :
"Yé yé yé , on a mis de la couleur dans les voiles. Nous sommes à mi-parcours à un peu plus de 1000 milles des Açores, sous spi et un soleil de plomb. Pour fêter cela, nous avons dégusté un Chateau Tayac Terrasse 2001, ce midi. Peut on faire mieux que ce que nous vivons actuellement ?"
Demain lundi, sauf erreur, ce sera carrément du vent d'ouest et cap vers les Açores. Sérénade naviguera juste au nord de l'anticyclone et sera dépassé par une dépression née sur la Baie d'Hudson, qui traverse poussivement l'Atlantique avant de venir buter sur un autre anticyclone, situé en Mer du Nord. A Horta, ce sera coup de vent mais là où sera Sérénade le vent devrait rester modéré, 15 à 20 kt, 25 tout au plus par moments si l'on en croit les fichiers météo.
Message du matin : "Juste après le dinner (NDLR : Edouard écrit "dîner" en anglais, c'est chic, je laisse l'orthographe originale) vers 20 h30, Schram repère des feux à tribord. Tiens un bateau ! Je m'en vais voir sur l'AIS comment c'est son petit nom, personne ?? On le surveille tout en discutant, et au bout de 5mn, je prends les jumelles et je vois le feu additionnel dans l'axe, le rouge et le vert. Impec il passe derrière ! On continue à discuter tout en ayant un oeil. 5 mn plus tard, et sans jumelles, le feu additionnel dans l'axe, le rouge et le vert. On marche 7 Kt. Bon Dieu à quoi il joue ? Plus on avançait plus il infléchissait sa route, à venir sur nous. Toujours rien à l'AIS, je l'appelle sur le 16, pas de réponse. Il donne un coup de barre et présente son vert, mais juste à masquer le rouge. Il veut nous raser le cul cet abruti ! J'appelle à nouveau, toujours pas de réponse, et vraiment pas loin de nous, un autre coup de barre et il présente son feu de poupe. Quand il a été par le travers on a aperçu une silhouette de bateau de guerre. Probablement un Amerloque." Pourquoi donc un Amerloque ? Je vous le demande...
Un peu plus tard, avec la position de midi : "Depuis hier, on a amorcé le virage à droite ; ça gite toujours autant mais on se rapproche du bon cap. Le vent a molli, du coup on a tout dessus et ça galope, la mer est belle. Dans 7 heures cela fera une semaine que nous sommes partis. On commence à être rodés : prière le soir, pilules le matin, douche le midi, puis on sèche à poil au vent les papattes avant ecartées tels les cormorans sur les cailloux après la baignade. C'est comme çà avec les vieux vous verrez."
A 12h00 TU :
position 32.03N et 53.27 W. Vent 15 kt dans le 120°. Route au 45. Vitesse 7.1 kt. Cela fait donc un peu plus de 1000 milles parcourus depuis le départ. Il reste un peu plus de 1200 milles en route directe pour Horta, mettons 1300 avec les petits zigs-zags que la météo va imposer.
Position à 12h00 TU :
30.16 N et 55.34 W. Cap au 30°. Pression 1025.2 HP vent 18 Kt du 100° à 110°.
Message de début d'après-midi :
"Sérénade poursuit sa route vers le nord-est pour essayer de faire le tour de la bulle (NDLR : le centre de l'anticyclone, sans vent). La journée d'hier fut bien ventée, et à part le matin où la mer était du n'importe quoi, on a bien marché et la nuit avec. Ce matin ciel bleu, le vent qui va bien, encore un peu trop serré, mais ça devrait s'arranger bientôt et nous reposer les papattes arrières. A la lecture du nouveau fichier météo, on est pas au bout de nos peines, ça va changer de registre. D'ici là on profite du présent, le navire glisse bien. Aujourd'hui c'est vendredi, j'espère que c'est jour du poisson. Va falloir être vigilant car on déboule entre 6 et 8 Kt et on n'a pas envie d'encombrer la salle d'attente des dentistes piscicoles..."
Pas de nouvelle hélas de la pêche du jour...
Mais la journée n'a pas été triste pour autant : "Superbe journée hier, du soleil, du vent pas trop serré, avec un temps comme ça je traverse l'Atlantique ! Le bateau glisse et n'a pas tapé depuis bientot 24 heures. On a slalomé parmi des argonautes (de la famille probablement des méduses, et qui comme nous naviguent à la voile)." Pour en savoir plus sur l'argonaute-voilier, allez voir ce site : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=733
Dans l'alizé, c'est au petit matin que les grains sont les plus violents.
Premier message du jour : "Réveil au clairon ce matin. Notre camarade Féfé était de service pour le dernier quart de nuit (3 h à 6h), quand au lever du jour, vers 5h, il a été surpris par un grain plutot mouélu, avec tout ce qui va bien dedans, notamment les sautes de vent violent. On a viré plusieurs fois intempestivement, çà te sort de ta banette rapido, même pas le temps de se maquiller. A la sortie, plus un poil de sec. Je pense en voyant la gueule du temps que la journée va être riche en conneries. Hier soir on a raté deux dorades coryphène : on a pas stoppé le bateau assez vite, et elle se sont décrochées à 20 m du bateau, elles ont mal aux dents maintenant. Apparemment, on a repris 100 milles à Joie des Iles depuis le départ, mais il est bien placé pour prendre le train. On fait marcher pour au moins accrocher le dernier wagon. Dans deux jours on met le clignotant à droite et on va essayer d'attraper la queue du Mickey. A première vue c'est pas l'autoroute mais on aura le bon cap."
NDLR : Joie des Isles est un des bateaux concurrents de la Transquadra, un First 41.7 mené par André Ratajczak et Jean-Luc Sernin. Ils sont partis des Antilles 3 jours avant Sérénade, en direction d'Horta eux aussi.
Et un peu de repos quelques heures plus tard : "Grand voile haute pour la première fois depuis le départ. Ça a molli et adonné. On est au travers. Le bateau est à plat, route au 34°." D'après mes fichiers météo, c'est sans doute un peu tôt pour chanter victoire, ce serait plutôt un avant-goût de ce qui se passera vendredi.
En effet, l'accalmie n'était que provisoire. Message à 19h00 TU : "On s'est fait un peu secouer ce matin, on n'arrivait pas à avancer avec une mer à la con, on butait dedans. Cet après-midi ça allait, elle était mieux peignée. Ça sent pas le moisi, 20 kt avec des pointes, on frise les 30 kt en vent apparent. J'espère que le frangin (NDLR : Marc Pinta, constructeur du bateau) a bien fait ça costaud devant. On marche 7 Kt en moyenne."
Position à 19h00 TU :
28.38N 56.28
W. Dans la nuit sera franchi le premier tiers du parcours, ainsi que le 30ème parallèle. Adieu les Tropiques !
Position à 13h30 TU
25.56N et 57.52W
. Cap moyen au 20° vrai.
Tourt le monde va bien à bord.
Message d'Edouard : "Nuit en partie agitée, super au lever du jour et voilà que çà reprend maintenant... A 13hOO TU revoilà 25 Kt. Y'a pas à dire faudrait que tout soit sur cardan pour etre mieux... A la table à carte c'est galère, faut mettre la sangle avec une grosse epaisseur de protection sinon tu tiens pas 2 minutes... L'idéal de ce temps-la et de cette amure, c'est aux chiottes" (NDLR : sur Sérénade, la table à cartes est à tribord, donc il faut s'attacher au siège du navigateur quand tribord amure au près le bateau gite fortement ; par contre l'unique latrine de l'équipage est sur bâbord)
Et dans la même veine : "Schram ronfle toujours aussi bien. En ce moment il fait une sieste et il couvre largement le vacarme du bateau au près dans la brise." (NDLR : ne serait-ce pas l'hôpital qui se moque de la charité ?)
Oui, l'anticyclone descend, mais sans se presser. Il va falloir encore passer un ou deux jours en position penchée.
Position à 12h00 TU 23.33N 59.15 W. Vitesse 7Kt, cap au 20°. Vent 23 Kt au 80°. Pression en hausse 1019.6 (ben oui, ils montent doucement vers le centre de l'anticyclone, qui est encore bien loin).
Message d'Edouard : "Apres une fin de journée pleine de rebondissements météo, on est passé de 20 à 35kt pendant une heure, puis à 4 Kt pendant aussi une heure, le vent s'est établi à la tombée de la nuit pour etre régulier entre 20 et 25 Kt, encore jusqu'à maintenant. Du coup on a reglé le bateau pas trop mal et çà glisse à 40° du vent entre 7 et 8 Kt. Bon c'est vrai on marche sur les cloisons, et puis de temps en temps on prend des paquets pour vérifier la salinité de l'eau, des fois qu'on aurait oublié. Depuis la panne du frigo les menus ont changé. Faut pas perdre. Petit déjeuner: thé ou café aux lardons, Midi riz aux lardons, Soir pates aux lardons, et si il ya un petit creux, c'est lardons aux lardons. Ensuite on va passer au jambon etc... Coté navigation ça pourrait etre moins soutenu, ce serait pas plus mal, et surtout ça pourrait tourner un peu, parce que là c'est route St Pierre et Miquelon. Ce que j'ai pas aimé : la mer qui prend dessous la quille au vent,c'est brutal. Ce que j'ai aimé : la capote."
Route St-Pierre-et-Miquelon, Edouard en rajoute un peu. Mais c'est vrai qu'il faut commencer à faire cap au Nord-Nord-Est sur le flanc ouest de l'anticyclone. En fin de semaine, quand ils seront à une latitude plus élevée, ils pourront penser à regarder un peu plus vers l'Est, en espérant que la position de l'anticyclone ne les contrariera pas.
Message du soir : "Superbe journée aujourd'hui : grand soleil 20 Kt, mer peu agitée. On a sorti la collection de maillots de bain été 2012 et on a fait bronzette. Evidemment pour faire plaisir et pour pas se faire engueuler, c'est bronzette harnais, avec la boucle et tout ; ça fait genre... Il fait un peu moins lourd et c'est tant mieux. Si la nuit se passe comme cela se sera super. Position à 20h00 : 24.23N et 58.48W, cap moyen 20, vitesse 6 Kt, vent 18-20. On marche à 45° du vent en moyenne. On a tout le solent et 3 ris c'est parfait, le bateau souffre pas, et on peut prendre une claque sans problème... En esperant que ça evolue dans le bon sens d'ici 4 à 5 jours."
Oui, ça pourrait évoluer dans le bon sens, si le centre de l'anticyclone veut bien se déplacer vers le Sud-Est. Les modèles météo laissent penser que c'est ce qui va se passer. Mais comme la rédaction est un peu superstitieuse quand il s'agit du vent, elle préfère ne pas s'étendre sur le sujet dans l'immédiat... On va profiter du week-end pour remettre en service la page météo du site. Entre temps, ceux qui sont avides de récits de navigation peuvent aller visiter les pages relatant les première et deuxième étape de la Transquadra...
Position à 12h00 TU :
21.20 N 60.26 W. Vent 16 kt du 100°. Cap 34°.
Petits soucis techniques dans la journée : d'abord les batteries sont plutôt à plat, c'est juste qu'on a oublié de faire une petite formalité avec la pile à combustible ; un coup de moteur et ça recharge avec au passage le bénéfice d'une douche chaude sur le pont pour tout l'équipage. Mais tout n'est pas rose fuchsia : le frigo ne réfrigère plus. On avait déjà eu le problème à Madère, où à prix d'or on nous avait rechargé l'appareil en gaz fréon ou apparenté. La panne de frigo n'est pas la cata mais l'avenir des quatre mottes de beurre n'est pas assuré. Quant à la cervoise, il faudra la boire tiède, sauf à lui faire attendre les trente-cinquièmes (il fait 18.6° à 35° de latitude Nord).
Et à 19h52 TU, nouveau message d'Edouard : "Nous y voila dans la baston 3 ris 5 tours 35 kt .La mer se forme. On a pas de solution que de remonter dans cette merde." Zut alors ! Sans doute n'est-ce que passager ? Ou alors les modèles météo ont tout faux... Car ils ont annoncent moins de 20 kt à l'endroit où se trouve Sérénade.
Un peu plus tard, les conditions sont redevenues plus maniables, à défaut d'être confortables : "On a pris une secouée pendant une heure à se demander ce qui se passait. On s'est regardé avec Schram (NDLR : Denis Hébert) et on a dit ensemble "on fait quoi après ??" On a pris 35 Kt, et on voyait se profiler le diner en boite. Impossible d'acoster la cuisine. C'est impressionnant de voir le vent changer en force et en direction à ce point. On est les champions du monde de la prise de ris. Si çà veut bien rester aux alentours des 20 kt çà nous va très bien mais pas trop dans la gueule serré".
Position 19h00 21.59 N et 60.10 W pression 1017 cap 35° à 7 Kt vent 20+ Kt dans le 110.
Position à 12h00 TU (8 heures du mat' pour eux) :
19.31 N 62.03 W. Cela fait 106 milles en 17 heures, pas si mal car ils ont dû tirer des bords pour se dégager de l'île d'Anguilla avant de faire route au près vers le large, cap moyen au 35.
Message d'Edouard :
"Cette première nuit fut un peu agitée, on avait entre 15 et 18 Kt, toujours au près bien sûr. Le plus pénible c'est la chaleur à l'intérieur car on ne peut pas ouvrir le moindre hublot. Ce matin c'est plus calme, et on va pouvoir aérer, quoique le soleil va donner et rebelote mème chose."
NDLR :"kt" c'est l'abbréviation de "knot", c'est à dire de "noeud". Un noeud, c'est un mille marin (1852 mètres) par heure.
Puis nouveau message dans la soirée : "Aujourd'hui belle journée avec pas mal de soleil, du vent entre 12 et 20 kt au max. Toujours un ris et quelque temps deux. Il y a un poisson qui a bouffé l'hameçon de la ligne avec la moitié des franges du leurre" (chacun ses goûts !). "On commence à prendre nos marques. Deux fois on a pris plein d'eau douce sous le plancher de la cuisine, je pense que c'est le trop-plein du reservoir avec la gite. On écope. J'ai installé une petite casquette au hublot de la cabine arrière pour pouvoir l'ouvrir et avoir un peu d'air. J'attends le prochain paquet pour valider si ça fontionne."
Oui, le soleil des Tropiques est vraiment pénible quand il s'y met. Heureusement, Sérénade fait route vers le nord-est et la température va bientôt se rafraîchir. Il fait tout juste 20° sur l'océan Atlantique au nord du 30ème parallèle, en direction des Açores. Dans quelques jours, les quarts de nuit en t-shirt, ce sera fini !
Et le samedi 12 mai, à 19h00 TU (15 heures locales, 21 heures à Paris), c'est parti. Soleil. 18 noeuds de vent de secteur Est. Du près (bon plein ?), tribord amure, pour partir. C'est assez classique et ils vont en avoir pour plusieurs jours à ce régime.
Au départ, le bateau a bien 800 kilos de plus qu'il n'en avait pendant la Transquadra. Mais une fois lancé, il avance très honorablement...
Denis et les trois de l'équipage "retour" arrivent à Fort-de-France puis au Marin, sous une pluie copieuse, le 6 mai au soir.
Lundi 7 mai, nous faisons de non moins copieuses provisions de nourriture (pour l'assiette du bateau ?) et un bon carénage de la coque (pour la glisse).
Départ du Marin le 8 mai, direction la marina de Bas du Fort (Guadeloupe), un peu plus de 120 milles au nord. Une étape sans histoire, 20 heures de navigation, le temps d'envoyer le gennaker, de le rentrer par la faute d'un grain au vent des cayes de la côte Est, de tirer deux bords de près et prendre quelques gros paquets de mer chaude, puis d'abattre et d'envoyer le spi, avant de faire les trois derniers milles au moteur dans le tout petit temps de la nuit suivante. Une étape nécessaire pour récupérer du méthanol. Le méthanol sert à faire fonctionner la pile à combustible, qui produit l'énergie électrique rechargeant les batteries du bord. Ce précieux liquide n'est pas à base de canne à sucre et c'est une grosse galère de s'en procurer aux Antilles. Seul le Uship guadeloupéen veut bien se donner la peine d'en faire venir de métropole. Quand au shipchandler qui fait la loi en Martinique, "Caraïbe Gréement", il trouve sûrement cela fatigant, donc il n'y a pas de méthanol en Martinique...
Mercredi 9 mai , nous repartons vers Marigot, dans la partie française de l'île de St-Martin. St-Martin, c'est 185 milles de navigation depuis Bas du Fort et 165 depuis la Pointe des Châteaux, l'extrémité sud-est de la Guadeloupe. Notre route rase au passage les îles d'Antigua et St-Barth. La situation de St-Martin en fait un bon point de départ pour l'Europe. Nous bénéficions d'un alizé gentillet et bien orienté qui nous permet de faire l'essentiel du parcours sous spi, à un bon 7 noeuds de moyenne. Une première bonite pour quatre personnes au bout de la ligne de pêche d'Edouard. Félix apprend à barrer sous spi, il est doué, il progresse vite. Le 10 à 21h00 locales, un peu moins de 24 heures après avoir viré la Pointe des Châteaux, nous sommes accueillis à la marina de Fort-Louis par "Fafou", un Port-Baillais établi dans cette curieuse collectivité française dont les habitants s'expriment principalement en anglais.
Le 11 mai, derniers avitaillements : carburant, eaux potables variées, et quelques provisions de nourriture supplémentaire, qui devraient permettre à l'équipage de tenir le coup pendant toute la durée d'une traversée à la rame. Quant à moi (Denis), je prends l'avion pour Paris...
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